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Écrire pour la presse jeunesse

nov 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Chaque année, l’association « si les mots avaient des ailes » essaye de proposer un stage sur un thème particulier, nous invitons pour cela un intervenant spécialiste du sujet.

Après l’écriture de chansons avec Chantal Grimm en 2016 (voir ici) , l’écriture théâtrale avec Eugène Durif en 2017 (voir ici) et l’écriture de scénario avec Jean-Marie Roth en 2018 (voir ici), nous vous proposons cette année l’écriture pour la presse jeunesse.

 

 « Écrire pour la presse jeunesse » stage animé par Olivier Muller

 

Cet atelier d’écriture sera animé par Olivier Muller (voir ici), auteur jeunesse publié chez Toboggan, Mes Premiers J’aime Lire, J’aime Lire et J’aime Lire Max et co-scénariste de bandes dessinées pour la jeunesse.

 

L’atelier se déroule sur trois journées, le week-end de l’Ascension 2019

jeudi 30 mai, vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2019 de 9h 30 à 16h30

avec une pause d’une heure pour le déjeuner.

Cet atelier s’adresse à tous, adhérents et non adhérents de l’association « Si les mots avaient des ailes ». Le groupe ne pourra dépasser 8 inscrits.
Tarifs : 105€ pour les adhérents de « Si les mots avaient des ailes »/ 120€ pour les non adhérents

Nombre maximal de participants : 8

 

 

Présentation :

Publier un roman dans un magazine est un bon moyen de faire « ses premières armes » dans le domaine de l’édition jeunesse. Du fait de la fréquence des publications  (magazines bi-mensuels ou mensuels), les équipes de rédaction sont demandeuses de nombreux manuscrits. Les textes reçus sont sélectionnés avant d’être validés par un comité de lecture.

Le but de l’atelier sera de permettre à chaque participant d’élaborer un texte susceptible d’être envoyé à une rédaction. Au cours des 3 jours de formation, nous étudierons plus spécifiquement les romans du magazine Mes Premiers J’aime Lire (Bayard Presse) : textes d’une longueur de 5000 caractères espaces compris, pour des lecteurs de 5 à 8 ans.



lecture   

 

                 public visé : lecteurs de 5 à 8 ans

 

 

 

 

 

ecrirepourlapressejeunesse

 



L’atelier alternera des temps de présentation théorique sur l’édition et la presse jeunesse et des temps d’écriture collective ou individuelle.

 

Contenus théoriques de la formation :

  • Présentation de l’édition et de la presse jeunesse : un secteur en pleine vitalité.
  • La spécificité d’un roman de presse : format, cible, héros, les contraintes de l’élaboration d’une série.
  • Les différentes étapes nécessaires à la publication d’un roman.

 

Contenus pratiques pour élaborer un roman :

  • Le projet d’écriture
  • Le choix des personnages
  • La structure d’une histoire
  • L’écriture dialoguée et narrative

 

L’animateur : Olivier Muller

Titulaire d’un Diplôme d’Etat d’animateur culturel, Olivier Muller est scénariste et romancier pour la jeunesse. Co-scénariste des bandes dessinées Anatole Latuile et Emile et Margot (Bayard Jeunesse), il est notamment le père du célèbre hamster agent secret Berthus Feuilledechou (Gallimard Jeunesse). Olivier a également publié une vingtaine de romans dans les magazines Toboggan, Mes Premiers J’aime Lire, J’aime Lire et J’aime Lire Max.

 

Informations pratiques :

Dates : jeudi 30, vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2019, de 9h 30 à 16h30 (déjeuner en commun)
nombre de participants : max 8
Lieu : salle 101 de l’Ariane

Tarif : 120€ (105€ pour les adhérents  de « si les mots avaient des ailes »). Inscription préalable obligatoire

informations et inscriptions : contact@silesmotsavaientdesailes.fr ou 07 83 68 06 28

Stage « Écrire un conte » février 2019

nov 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Après le succès du stage « écrire un conte» organisés en janvier 2017 et janvier 2018, l’association « Si les mots avaient des ailes vous propose :

 

stage-contes-2019

Découvrir l’univers du conte
Stimuler sa créativité

Programme :
Jour 1
– Écouter un conte
– Le restituer dans son oralité
– Découvrir sa structure
– Passer de l’oral à l’écrit en inventant une histoire par étapes

Jour 2
– Étudier les formules de début et de fin
– Travailler sur le rythme
– Respecter la cohérence du récit et du message

Jour 3
– Aboutir à un texte personnel

L’atelier se déroule sur trois journées, les samedis

2, 16 et 23 février 2019

de 9h 30 à 16h30

avec une pause d’une heure pour le déjeuner.

Cet atelier s’adresse à tous, adhérents et non adhérents de l’association « Si les mots avaient des ailes ». Le groupe ne pourra dépasser 12 inscrits et s’ouvrira à partir de 8 inscrits.
Tarifs : 105€ pour les adhérents de « Si les mots avaient des ailes »/ 120€ pour les non adhérents

Paiement en plusieurs fois fois possible.

Animatrice : Agnès Soulez Larivière, conteuse, animatrice d’ateliers d’écriture et auteur jeunesse.

Salle : Ariane salle 101 (1 bis place de l’Europe, Vélizy).
Accès : 300 m de la station du tram T6 -INOVEL PARC NORD

sur inscription :
contact@silesmotsavaientdesailes.fr
téléphone : 07 83 680 628

la boite à mots : novembre 2018

nov 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de novembre 2018 :  croissant, vie, pôle nord

Envoyez-nous votre texte, nous publierons ceux qui auront retenu notre attention * sur notre site dans la rubrique la boîte à mots, le jeu  (à retourner au plus tard 2 jours avant la fin du mois  à le-jeu@silesmotsavaientdesailes.fr ).

Pour chaque texte, n’oubliez pas de préciser en première ligne : le titre et le nom de l’auteur (ou pseudo). Merci!


*    voir les règles du jeu ici

La boîte à mots, le jeu : octobre 2018

nov 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots d’octobre 2018 :  mairie, grâce, gris-souris


 Voir les règles du jeu ici


Voici les textes que nous avons reçus :


 

Les mots (Colette Kirk)

Tout a commencé dans le petit bois de Trousse Chemise, ce jour-là, j’ai perdu la tête. Je lui ai dit :

– Toi contre moi, viens au creux de mon épaule, donne tes 16 ans. Toi et moi c’est merveilleux l’amour !

J’ai pris sa jeunesse, j’ai effeuillé la marguerite.  Il te suffisait que je t’aime pour que l’amour nous emporte.

Plus tard tu m’as annoncé :

– Un enfant de toi pour Noël !

J’étais tellement heureux que je voyais le ciel plus bleu que tes yeux. A cette nouvelle je t’ai conduite à la mairie et nous nous sommes jurés une vie d’amour, entière. Tu portais avec tant de grâce cette magnifique robe blanche, alors que j’avais l’air emprunté dans mon costume gris-souris.

Pour notre voyage de noce, nous sommes allés en Italie, que c’est triste Venise. Je préfère quand le jour se lève, Paris au mois de mai. C’est formidable.

Comme les deux pigeons que nous sommes, nous vivons chichement  à la bohème, mais vivre avec toi, j’en déduis que je t’aime. J’ai toujours rêvé d’être artiste. Je me voyais déjà en haut de l’affiche, mais dans ce métier il est difficile de devenir  comédien et moi dans mon coin, je ne suis qu’un cabotin, comme ils disent. Je n’arrive pas à décrocher le moindre contrat. Alors je bois, je joue au poker et le reste du temps et bailler et dormir.  Sarah commence à en avoir marre de mes emmerdes et comme elle aussi change parfois je lui dis :

– Il faut savoir que tu n’as plus de charme, tu te laisses aller et que je n’ai pas envie de mourir pour toi !

Mais ce matin elle a plié bagage en me disant :

– Je pars avec le carillonneur, ton camarade. Lui au moins, il a du boulot, il joue la « Marche des Anges » sur les grandes orgues de l’église. Toi, tu n’es pas capable de faire une jam sur ce sacré piano même accompagné de deux guitares.

Je n’ai pas vu le temps passer !  T’en souvient-il ? Qu’avons-nous fait de nos 20 ans ? Tout s’en va après l’amour. Nous sommes devenus des étrangers, nous n’avons pas d’enfant. Mais je sais qu’au printemps tu reviendras, je t’attends, mon amour on se retrouvera,  on ne sait jamais…

Ce lundi 1er octobre, ils sont venus, ils sont tous là :

Ferret, Ferrat, Régiani, Gainsbourg, Brel, Béart,

Bécaud, Bassens, Moustaki, Mouloudji…

Tu leur as dit : emmenez-moi !

 A toi qui as si bien chanté l’Amour ! Adieu, Charles Aznavour

1924/2018


 

Mon village (Corinne P.)

J’habite en Ariège, dans un minuscule village de trente-cinq habitants, mais seule une quinzaine y vit à l’année. Maisons en pierres, toits aux tuiles rondes, ruelles étroites et pentues, c’est ce qu’on appelle un village de caractère. On n’y trouve ni café, ni boutique, pas même une boulangerie. Cependant, face au pont qui enjambe la rivière une minuscule bâtisse d’à peine deux pièces trône sur la place. Elle affiche fièrement sur sa façade : « Mairie» en larges lettres blanches, un peu défraichies certes, mais tellement symboliques.

Lors du dernier Conseil Municipal, des travaux ont été votés : mairie et lavoir seront repeints, et le choix de la couleur a fait débat, même si des règles strictes existent pour un village classé. C’est un joli gris-souris qui a été retenu et puis, grâce à une subvention du Conseil Général, l’accès à la rivière sera amélioré et un boulodrome aménagé.

L’été promet d’être joyeux, dans notre petit village. Mais, chut ! Ne le répétez pas trop !


 La rencontre (Martine)

Jude est attiré par une musique tsigane qui s’échappe du parvis de la mairie où un attroupement s’est formé.

Curieux, il se fraye un passage jusqu’au premier rang. Soudain, il blêmit. Cette danseuse, là, devant lui, c’est Marie ! Sa Marie ! Combien de temps qu’elle l’a quitté, sans explications ? Dix ans … oui dix ans déjà ! Oh bien sûr, il l’avait cherché, mais en vain ! Aujourd’hui, elle est là, face à lui, et exécute avec grâce une danse sensuelle. Son caraco noué sur sa peau dorée laisse entrevoir ses hanches qui ondulent et vibrent au son de la musique. Jude est pétrifié.

Près d’elle, un homme égrène des sons de jazz manouche sur sa guitare. Il a fière allure dans son costume gris-souris. Est-ce son compagnon ? Elle ne cesse de le regarder et virevolte fougueusement autour de lui. Ses bras l’invitent lascivement à venir la rejoindre sur un air de Django-Reinhardt.

Paralysé par l’émotion, Jude ne parvient pas à détacher son regard de cette femme qu’il a tant aimée. Au détour d’une pirouette, Marie se retrouve devant lui. Surprise, elle le fixe intensément. Puis, son regard azur s’illumine derrière ses cils fardés. Jude est tétanisé.

De furibondes notes de musique les ramènent à la réalité. Marie tourne la tête et, d’une enjambée, s’envole vers le musicien. L’homme cesse de jouer, pose sa guitare dans son étui puis salue les spectateurs en tenant Marie par la main. Ravis du concert, les badauds se sont agglutinés pour féliciter au plus près les artistes. Marie disparait, aspirée par la foule. Jude se débat pour l’approcher mais la horde résiste. Il faut qu’il lui parle, il faut qu’elle lui donne des explications, il faut… mais il se retrouve prisonnier et ne peut s’échapper.

Quelques instants plus tard, la place est vide. Il se retrouve seul, désemparé. Marie s’est évaporée !  Soudain, une voiture surgit à sa hauteur. Machinalement, il tourne la tête et la voit, assise près du musicien. Marie le dévisage avec tendresse puis lui adresse un signe de la main alors que le véhicule s’éloigne.

Jude a alors une idée ! Le duo a dû demander une autorisation pour se produire sur le parvis ! Plein d’espoir, il escalade quatre à quatre les marches du perron en direction de l’accueil de l’hôtel de ville. Il n’a pas remarqué que, derrière lui, la voiture qui emmenait Marie a fait demi-tour et est en train de se garer le long du trottoir.


Danses d’octobre (Camille)

 

C’était un de ces beaux jours du mois d’octobre que l’on vit comme un sursis à l’hiver ou une prolongation de l’été. Il n’était que seize heures, mais le soleil déclinait déjà sur la vieille mairie à la façade aux allures de château. Nous étions vendredi, le plus beau jour de la semaine, comme la promesse d’un beau week-end qui s’annonce après une semaine bien remplie. Arnaud venait de franchir la grande grille du parc. Le vent frais de ce début d’automne faisait pleuvoir les petites feuilles jaunes des tilleuls dans une danse légère.

Arnaud aimait ce parc au milieu de la ville. Il le traversait souvent en courant pour rejoindre son bureau au premier étage de la banque, face à l’hôtel de ville. Souvent en retard, Arnaud. Mais ce soir, il sortait plus tôt. La douceur des derniers rayons du soleil, la lumière dorée dans le feuillage clairsemé des marronniers s’imposaient à lui comme une force irrésistible. Comme un chat s’allongeant derrière une vitre, il s’installa sur un banc au soleil. Ces chaussures bien cirées et sa cravate jaune complétaient l’élégance de son costume gris-souris. La tenue dénotait avec l’ambiance détendue qui régnait sur les pelouses. Les enfants sortis de l’école frappaient dans un ballon qu’ils envoyaient voler d’un coup de pied dans un jet de feuilles sèches.

Arnaud desserra le noeud de sa cravate, l’enroula dans sa poche et déboutonna son col. Il n’était pas dans ses habitudes de s’attarder ainsi le soir. Son quotidien n’était que trajets rapides et missions précises.  Un coup d’œil à sa montre lui signifiait qu’il venait de rater le premier train pour Strasbourg. Et pourtant, il restait là assis. Il se surprenait à écouter tomber les feuilles sèches sur l’allée. Leur léger froissement à l’atterrissage se mêlait au clapotis du jet des fontaines au milieu des jardins. Il se souvenait avoir recherché l’ombre la dernière fois qu’il s’était arrêté dans ce parc. C’était alors le début de l’été et les arbres chantaient autrement. Aujourd’hui la brise agitait les branches dans un chant de papier de soie froissé. Ce moment était de ceux que l’on emporte avec soi pour passer l’hiver, comme une petite couverture de laine pour se réchauffer dans les longs mois de grisaille.

Arnaud n’avait rien prévu pour la soirée et un train partait chaque heure à destination de Strasbourg, mais il s’était donné comme limite le coucher du roi derrière les grandes fenêtres des salles de réception de l’hôtel de ville. Lorsque l’astre qui l’avait réchauffé depuis une heure ne fut donc plus qu’un halo sur les longs toits gris, il se leva pour rejoindre la gare. C’est alors qu’il la sentit passer devant lui. Elle dégageait un parfum fleuri d’été sublimé par la douce chaleur de cette fin de journée. Elle se déplaçait avec la grâce d’une danseuse. Sa robe, légère pour la saison, flottait à la brise. Ses longs cheveux enroulés en chignon libéraient une longue nuque fine. Arnaud lui emboîta le pas pour franchir la grille du parc qu’il retint poliment pour la laisser passer. Ils entamèrent ensemble un menuet aux gestes élégants autour du portillon grinçant. Si l’on vous demande pourquoi les parcs ont des grilles… peut-être est-ce pour le plaisir de les ouvrir. Elle le gratifia d’un sourire et d’un merci timide et traversa l’avenue. Arnaud suivit ainsi la belle inconnue jusqu’à la gare où elle se rendait aussi, puis sur le quai où arrivait le train pour Strasbourg. Il monta dans le wagon dans lequel elle s’engouffra.

A la sortie de la gare de Strasbourg, Arnaud ne marchait plus derrière, mais à côté de la belle inconnue qui s’appelait Sarah. En la saluant devant l’entrée des artistes du théâtre, il savait pourquoi ce jour-là le ballet des feuilles d’automne l’avait mené à ce banc. Il savait que le soleil de cette fin de journée le réchaufferait encore longtemps.

 


Comptine (Caroline)
Une souris verte qui courait dans l’herbe… et bien non !
La mienne , celle que j’aperçois essayer de se cacher, n’est pas verte mais simplement « gris souris » et de plus elle ne court pas dans l’herbe mais est terrorisée et ne trouve plus le courage de fuir…
Je j’attrape par la queue , la soulève au niveau de mes yeux …. et voici que soudain des mots sortent de son joli petit museau tourné vers moi !
Stupéfaite je l’entends me dire :
– De grâce, ne me trempez pas dans l’huile ne me trempez pas dans l’eau, je ne deviendrai jamais un artichaut tout chaud !
Sidérée et désarmée je la repose doucement par terre et lui ouvre la porte.
Elle s’enfuit très vite Et c’est alors que retentit le signal qui indique la fermeture des bureaux de la mairie pour laquelle je travaille.

M’étais-je assoupie ? Ai-je rêvé ? Ou pas ?


 

Promesses (Monique)

Aujourd’hui, Aurore se lève tôt, la boule au ventre. Impression désagréable ? Non, juste inhabituelle et quelque peu dérangeante. Le soleil pointe derrière les rideaux, le temps s’annonce splendide, heureusement ! Dans une poignée d’heures, Aurore dira « oui » à Félix. Ils s’aiment depuis fort longtemps et les quelques années de séparation n’ont pas ébranlé leur amour. La  robe de mousseline blanche, confectionnée avec soin par sa marraine, attend sur le mannequin au fond de la chambre.  Un bref encas en guise de petit déjeuner, une touche de maquillage, un voile de laque sur ses cheveux brossés et Aurore revêt sa toilette d’un jour. Felix doit déjà l’attendre à la mairie du village, sur la petite place ombragée de platanes centenaires, à deux pas. C’est avec infiniment de grâce qu’Aurore parcourt  les quelques mètres qui la séparent encore de son futur époux. Elle l’aperçoit, de son mètre quatre-vingt-quinze il domine l’assistance, parait un peu endimanché  dans son costume neuf, gris-souris. La future mariée ralentit le pas, une larme coule sur sa joue et sa bouche accueille la perle salée. Elle songe à ses parents absents, aujourd’hui, le plus beau jour de sa vie. Ce père et cette mère disparus trop tôt qui la laissent désormais orpheline. Mais déjà Felix la rejoint, l’embrasse et l’emporte vers un avenir plein de promesses.


 

 

 


 

Nous remercions les auteurs et rappelons que les textes leur appartiennent. Toute reproduction est interdite.


La boîte à mots, le jeu : septembre 2018

oct 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de septembre 2018 : cinémathèque, désert, apprécier


voir les règles du jeu ici


Voici les textes que nous avons reçus :


L’Imprévu (Martine)

Fred sort du métro puis s’engage dans la rue de Bercy. A quelques mètres de la cinémathèque française qu’elle n’est pas sa stupeur ! Le parvis est désert. Étonnant à onze heures ! Aucune file d’attente devant le bâtiment ! Seuls quatre vigiles, cachés derrière leurs larges lunettes de soleil, scrutent attentivement les alentours.

– Ma visite semble fichue, songe Fred. Que se passe-t-il ?

Au même instant, Nadège sort de la cinémathèque par une petite porte dérobée. Fred la voit et rapidement va à sa rencontre. A coup sûr son amie va pouvoir le renseigner puisqu’elle travaille ici.

– Hello Nadège!

– Bonjour Fred, comment vas-tu ?

– Je vais bien. Sais-tu pourquoi la cinémathèque est fermée ce matin ?

– Les lieux ont été réservés par un couple V.I.P. pour une visite privée toute la matinée. Les visiteurs en possession de billets électroniques ont été prévenus mais évidemment pas ceux, comme toi, qui ont décidé de venir sans réservation. Il ne te reste plus qu’à revenir cet après-midi.

– C’est ennuyeux. Cet après-midi j’ai autre chose de prévu.

Nadège sourit. Elle reconnaît bien là son ami. Avec lui, pas de place à l’imprévu, tout est programmé. Malicieusement, elle suggère :

– On pourrait peut-être allez prendre un pot ? Enfin, je te dis ça… mais je te laisse apprécier ma proposition.

Fred rougit. Si elle savait combien elle ne le laisse pas indifférent ! Mais sa timidité le freine à exprimer ses sentiments. Pourtant, ce matin, le destin semble lui tendre une « perche ». L’occasion est trop belle pour la laisser passer…

– Avec plaisir, répond-il. Nous pourrions même déjeuner ensemble si tu es d’accord. Tu pourrais aussi m’accompagner à l’Institut du Monde Arabe ensuite si tu n’es pas pressée ?

– Allons-y ! répond-elle dans un éclat de rire.

Spontanément, elle glisse son bras sous celui de Fred et tous deux s’éloignent  gaiement alors que le couple de V.I.P. apparait sur le seuil de la cinémathèque pour s’envoler vers une autre destination.

 


Paris (Caroline)

PARIS est un désert au mois d’août, tout le monde sait cela !

D’habitude j’apprécie le plaisir de déambuler tôt le matin avant que les avenues et mêmes les petites rues ne soient envahies de touristes, dont certains se satisferont de poser au côté d’une statue ou d’un monument historique !

J’en ai vu lors d’une visite à l’opéra Garnier, se prendre en  » selfie » avec le plafond de la rotonde !
Heureusement la Joconde au musée est protégée … Je me promène dans la chaleur installée sur la ville.
J’ai dû rester à Paris afin de régler un léger problème, mari,  enfants et amis sont dispersés aux quatre coins des vacances, de plus, avec regret, j’ai tourné la dernière page d’un « chouette  » bouquin.
C’est toujours un moment difficile, aurais-je le même plaisir avec le prochain livre ?
J’apprécie d’être seule, souvent, mais pas aujourd’hui, que faire ?

Tiens … si j’allais voir un vieux « chef d’œuvre » à la cinémathèque !   Il doit y faire frais …
Je suis installée dans le noir … sur l’écran le film est en noir et blanc… peu de mouvement … peu de paroles… peu d’intérêt… Je suis hermétique au sujet, je m’ennuie !!

Allez ouste !… Je sors de la salle pour me mêler aux touristes et je les regarde avec amusement faire leurs selfies…

 


  Le film (Colette Kirk)

– Mais mamy ! Pourquoi veux-tu que je t’accompagne à la cinémathèque ?

– Parce que je voudrais y effectuer des recherches.

– t quelles recherches ?

– Oh ! Tu sais c’est une lointain souvenir mais que je voudrais, avant de disparaître, le revivre.

– Tu peux préciser et me raconter ?

– J’étais une toute jeune fille et je m’étais mise en tête de devenir, aux grands désespoirs de mes parents, comédienne. Mon père m’ayant menacé de me couper les vivres si je ne continuais pas mes études, je fini par faire ma valise et quitter le toit familial. Les débuts dans le métier furent difficiles. Pour pouvoir me payer les cours d’arts dramatiques, je faisais de la figuration dans certains films. C’est précisément sur l’un d’eux que j’ai besoin de faire une recherche. Le scénario de ce dernier était plutôt banal. C’était une aventure entre un prince arabe et une danseuse de cabaret. Pour je ne sais quel conflit, il y avait également affrontement entre les arabes et la Légion étrangère.  La bataille avait lieu en plein désert. Apparemment le budget du film ne permettait pas de se rendre au Sahara en Algérie, alors ce dernier a été tourné à Ermenonville à « La Mer de Sable ». Pour le décor, quelques rochers de papier mâché, trois ou quatre faux palmiers, des tentes et une petite caravane de vrais dromadaires. Depuis, 1963, je crois  maintenant que c’est un parc d’attractions apprécié par de nombreux visiteurs. Donc pour en revenir à mon film où j’avais un tout petit rôle. Dans ce dernier, habillée en bédouine, je portais secours à un légionnaire gravement blessé qui réclamait à boire, mais le malheureux mourait dans mes bras. Cette scène ne durait que deux ou trois minutes mais a permis à la caméra de fixer pour la postérité mon image que je pensais utile pour ma future carrière de star. Le problème, vois-tu c’est que j’ai oublié le titre de ce film. Le légionnaire était également un figurant, pourtant je me souviens de lui comme dans la chanson : il était mince, il était beau, il sentait bon le sable chaud, mon légionnaire. Y’avait du soleil sur son front qui mettait dans ses cheveux blonds de la lumière. Je ne l’ai jamais revu sur le plateau d’un autre tournage. Aussi je suppose que mon bel inconnu a depuis pris du ventre, des cheveux blancs et marche avec une canne. Et lui se souvient-il de moi ? Quant à moi, j’ai rencontré un grand brun, costaud qui m’a donné le plus beau rôle de la vie : être sa femme et la mère de ses enfants.

 


Retour à la campagne (Susan)

Aujourd’hui Marie a la nostalgie du pays de son enfance. Ce manteau ouaté de neige poudreuse étalée sous la canopée de la forêt hivernale qui emmitoufle et câline, ce bercement de clapotis au bord du lac où se reflète le ciel étoilé d’été, l’odeur capiteuse des vastes prairies désertes parsemées de genêts jaune vif au printemps… toutes ces choses qui à l’époque lui semblaient mortellement ennuyeuses, maussades et monotones lui paraissent merveilleuses avec le recul. Les longues journées où elle se morfondait, cloîtrée dans sa chambre à observer la pluie incessante d’automne, se sont transformées dans son esprit en moments de paix et de bien-être.

Elle a eu hâte de quitter cet endroit qu’elle n’appréciait guère. Elle rêvait de jolies boutiques aux vitrines captivantes où s’étalaient des robes chamarrées et chatoyantes, de restaurants aux lumières scintillantes, de bals où l’on danse frénétiquement  jusqu’à l’aube, de cinémathèques et de concerts techno, de foules animées respirant la vitalité.

Aujourd’hui grisonnante,  elle réside dans une banlieue morne et déprimante où des gens cohabitent avec autant d’élégance que des carpes affamées dans un bassin étriqué.  Ses oreilles sont assaillies par le fracassement des voitures qui passent et repassent sous sa fenêtre.  Son cœur bat au rythme  des autobus bondés qu’elle attend et qui tardent à arriver. Son corps est imprégné de l’odeur de sauvagine du métro qu’il faut emprunter pour aller au travail. Elle n’est jamais seule mais sa solitude est totale.

Elle attend. Dans trois ans elle prendra sa retraite et elle retournera chez elle à la campagne.

 



Nous remercions les auteurs et rappelons que les textes leur appartiennent. Toute reproduction est interdite.


 

Lecture à haute voix débutant– stage novembre 2018

sept 2018 -
Si les mots avaient des ailes

stage lecture haute voix janvier 2016

Vous aimez lire ? Vous aimez écrire ?
Vous aimeriez lire des textes à haute voix ?
Vous aimeriez lire vos textes à haute voix ?

Après le succès des stages organisés les deux années précédentes, l’association « Si les mots avaient des ailes » convie ceux qui n’ont pas pu participer aux premières sessions à cette expérience inédite. Lire, dire, articuler, restituer, mettre en bouche, rythmer, exprimer les émotions de vos textes mais aussi découvrir des textes de théâtre contemporain et s’entraîner à la lecture à haute voix.
Faire vibrer le texte pour qu’il soit entendu par tous ! Quel que soit votre niveau de lecture, vous trouverez aisément votre place dans cet atelier orchestré par Catherine Lenne, comédienne et metteur en scène.

le stage se déroule sur 2 après-midi, les

Samedi 17 et dimanche 18 novembre 2018

De 14h à 18h

textes lus :
– 1ère séance : travail sur des textes proposés par Catherine Lenne,
– 2ème séance : travail sur des textes écrits par les participants pour ceux qui le souhaitent ou sur des textes d’auteurs publiés.

lieu : Vélizy
animatrice : Catherine Lenne, comédienne et metteur en scène, Cie Sept Septembre.
nombre de participants : de 10 à 12 maximum
stagiaires : pas de niveau requis, il s’agit d’un stage « débutant ».
prix de stage complet : adhérents 65 €, non adhérent 75€ (moins de 25 ans et privés d’emploi : nous consulter)

voir l’article sur les sessions de 2017 ICI.

Inscription auprès de l’association :
courriel : contact@silesmotsavaientdesailes.fr
téléphone : 07 83 680 628

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Lecture à haute voix 2 – stage décembre 2018

sept 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Après le succès des stages « débutants et avancés» organisés en janvier et octobre 2016 et ceux de janvier 2017 et ceux de novembre et décembre 2017,l’association « Si les mots avaient des ailes » convie ceux qui ont participé aux stages « débutants » à aller plus loin dans cette expérience inédite. Lire, dire, articuler, restituer, mettre en bouche, rythmer, exprimer les émotions de vos textes mais aussi découvrir des textes de théâtre contemporain et s’entraîner à la lecture à haute voix.
Faire vibrer le texte pour qu’il soit entendu par tous !
Atelier orchestré par Catherine Lenne, comédienne et metteur en scène.

Le stage de lecture à haute voix de niveau avancé s’adresse aux personnes ayant suivi le stage « débutants » (mais aussi aux personnes ayant déjà suivi les stages niveau avancé de 2016 et/ou de 2017).

Nous vous proposons un programme différent des stages précédents :

Le 1er jour du stage, le samedi, sera entièrement consacré à des nouveaux exercices de respiration, diction, articulation, force de voix, présence, des exercices ludiques pour se détendre, s’amuser, rire, prendre confiance, et lire à haute voix avec plaisir. Certains exercices seront approfondis pour améliorer le niveau de lecture à haute voix : mise en valeur du texte lu par les intonations, les émotions et le rythme.

Le 2ème jour du stage, le dimanche, chacun devra apporter un texte court qu’il aime, qu’il l’ait écrit ou non. Vous apprendrez comment aborder ce texte, le rythme, l’émotion, l’intention pour vous permettre une prise de parole détendue, généreuse et agréable. Si vous le souhaitez, vous lirez ce texte devant les autres ou avec les autres par un travail choral. Un entraînement ludique de lecture spontanée sera aussi proposé dans un déchiffrage libre aboutissant à la proposition « je peux tout lire à haute voix ».

Les participants pourront ainsi lire les uns devant les autres et ensemble.
 le stage se déroule sur 2 après-midi :

samedi 1er et dimanche 2 décembre 2018

De 14h à 18h

lieu : Vélizy (salle 101 de l’Ariane)
animatrice : Catherine Lenne, comédienne et metteur en scène, Cie Sept Septembre.
nombre de participants : de 10 à 12 maximum
prix de stage complet : adhérents 65 €, non adhérent 75€ (moins de 25 ans et privés d’emploi : nous consulter)

voir l’article sur les sessions de 2017 ICI.

Inscription auprès de l’association :

l’association :
courriel : contact@silesmotsavaientdesailes.fr
téléphone : 07 83 680 628

Bienvenue à Laurence, notre nouvelle animatrice !

sept 2018 -
Si les mots avaient des ailes

Laurence Boularan, l’animatrice que nous accueillons cette rentrée 2018, se présente.

Laurence

J’ai toujours placé la pratique de l’écriture au centre de mes différentes activités professionnelles. À l’étranger comme professeure de Français Langue Étrangère, puis comme enseignante en France et en tant que bénévole auprès de migrants.

Par ailleurs, une pratique régulière en atelier d’écriture, la participation à des stages et une formation auprès d’Aleph Écriture m’ont tout naturellement conduite à animer des ateliers. Partager des moments d’écriture est ma principale motivation.

Le déclencheur peut être un texte ou plusieurs, une photo, un mot… Et le moment où après avoir présenté une proposition d’écriture, les participants hésitent, où les doigts agitent le crayon, pianotent dans le vide au-dessus du clavier et finalement se penchent sur la feuille ou l’ordinateur, ce moment est à chaque fois une nouvelle expérience aussi bien pour les participants que pour l’animateur.

Plus tard, tous ensemble écoutent comment chacun « redistribue la langue » et, dans la plus grande bienveillance, nous accueillons les mots qui éclatent tout comme ceux qui dissonent ou fanfaronnent. Sur ces textes, ébauches, amorces, commencements, il me revient d’encourager les échanges, de réveiller les curiosités. De ce partage, des remarques et des suggestions qui ont été faites par tous dans la plus grande bienveillance, surgit souvent l’envie, le goût, voire le besoin de construire ce que nous ne soupçonnons pas. Car nous ne savons pas de quels mots nous sommes faits.

 


 

Laurence Boularan animera cette année les ateliers du jeudi soir (groupe 3).

Pour les autres groupes, pas de changements, les animatrices restent les mêmes. Les ateliers de l’autre groupe du jeudi soir ainsi que ceux du samedi matin sont animés par Agnès Soulez Larivière, ceux du mardi après-midi sont animés par Hélène Peyrard.

la boite à mots : septembre 2018

sept 2018 -
Si les mots avaient des ailes
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Voici les 3 mots de septembre 2018 :  cinémathèque, désert, apprécier

 

Envoyez-nous votre texte, nous publierons ceux qui auront retenu notre attention * sur notre site dans la rubrique la boîte à mots, le jeu  (à retourner au plus tard 2 jours avant la fin du mois  à le-jeu@silesmotsavaientdesailes.fr   nouvelle adresse).

Pour chaque texte, n’oubliez pas de préciser en première ligne : le titre et le nom de l’auteur (ou pseudo). Merci!


voir les règles du jeu ici

stage « roman policier »

sept 2018 -
Si les mots avaient des ailes

« Si les mots avaient des ailes » vous convie à une nouvelle expérience : un stage d’écriture de « polar » orchestré par Jane Daigne (fondatrice de notre association) rompue à l’animation d’ateliers d’écriture.

Durant quatre jours, Jane Daigne propose d’explorer le roman policier classique à énigmes et de guider chacun dans l’élaboration et l’écriture des scènes principales de son propre roman.

4 jours, répartis en 2 week-ends :

samedi 13 et dimanche 14 octobre et samedi 20 et dimanche 21 octobre 2018

de 9h 30 à 17h00


Déroulement du stage :

Premier jour : Le crime

  • Les différentes formes de crime – diversité et inventivité – chercher un crime original.
  • Écrire la découverte du cadavre :  Car ainsi commence souvent le roman policier – scène indispensable qui déclenche tout le roman.
  • Élaboration et mise en action des personnages : l’assassin – l’enquêteur
  • Écrire le crime

 Deuxième jour : l’enquête –  Son déroulement – Son écriture

  • Le schéma spécifique des romans policier à énigmes : vraies et fausses pistes
  • Construire et écrire un canevas, établir les péripéties du récit
  • Comment procéder ?
    • la grille des événements
    • La gestion des retours en arrière – les injections du passé au cours de la narration.
    • Élaboration par chacun de son schéma narratif : questions posées et solutions envisageables

Troisième et quatrième jour : l’enquête (suite)

  • Échange autour des schémas narratifs en construction pour les fixer définitivement
  • Écrire un interrogatoire
  • Puis écrire la scène du dévoilement de son polar

 

informations pratiques :

  • dates : samedi 13 et dimanche 14 octobre et samedi 20 et dimanche 21 octobre 2018de 9h30 à 17h00 (les repas seront pris sur place)
  • Animatrice : Jane Daigne, fondatrice de l’association « si les mots avaient des ailes » en a longtemps été l’animatrice. Formée aux ateliers d’écriture à Aleph, elle anime de nombreux ateliers et stages thématiques et a aussi animé des ateliers pour la formation d’écrivains publics de la Sorbonne
  • Public : cet atelier s’adresse à tous, adhérents et non adhérents de l’association « Si les mots avaient des ailes », il est nécessaire d’avoir suivi des ateliers d’écriture pendant au moins une année complète pour aborder ce stage où les moments d’écriture seront importants.
  • Le groupe ne pourra dépasser 11 inscrits et s’ouvrira à partir de 8 inscrits.
  • Tarifs : 140€ pour les adhérents de « Si les mots avaient des ailes »/ 160€ pour les non adhérents (Paiement en plusieurs fois fois possible)
  • lieu : à définir