Archives du mois : janvier 2019

la boite à mots : janvier 2019

jan 2019 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de janvier 2019 : champion – décoller – partage

Envoyez-nous votre texte, nous publierons ceux qui auront retenu notre attention * sur notre site dans la rubrique la boîte à mots, le jeu  (à retourner au plus tard 2 jours avant la fin du mois  à le-jeu@silesmotsavaientdesailes.fr ).

Pour chaque texte, n’oubliez pas de préciser en première ligne : le titre et le nom de l’auteur (ou pseudo). Merci!


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LA BOITE A MOTS, LE JEU : DECEMBRE 2018

jan 2019 -
Si les mots avaient des ailes

Voici les 3 mots de décembre 2018 :  intriguer, le grand café, lessiver


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Voici les textes que nous avons reçus :

 

La caissière (Colette Kirk)

 

Derrière le comptoir du « Grand Café » la caissière est assise toute la journée. Aussi on en voit que la moitié. Mais elle est belle !

Les consommateurs, qu’ils soient de passage ou habitués sont très intrigués et ils se posent des questions,

– Comment est l’autre moitié de la dame ?

Celui qui est le plus curieux c’est Henri, poète et amoureux de la belle.

Chaque jour il vient et prend plusieurs consommations pour rester longtemps afin de voir l’objet de son amour se lever et lui permettre de voir la dame en entier. Mais c’est incroyable elle ne se déplace jamais. Du matin au soir toujours présente. Par quel mystère peut-elle tenir aussi longtemps sans être fatiguée.

Ce soir Henry a décidé de rester jusqu’à la fermeture. Vers minuit le patron commence à baisser le rideau invitant les derniers clients à partir. Henri s’est caché dans un petit coin et surveille. D’une paroi derrière le comptoir sort un homme, le patron s’adresse à lui :
– Alors ! Gaston, t’as fini, elle peut être mise en fonction ?
– Aucun problème, mais la mise au point n’a pas été facile. Je suis complètement lessivé d’avoir dû trouver la panne, plutôt duraille ! Mais maintenant elle peut fonctionner toute seule, juste de temps en temps un petit contrôle.

Maintenant Henri a compris et il quitte le « Grand Café » en chantonnant :

Entourée d’un tas de verres à pied
Bien tranquille devant son encrier
Elle est dans la caisse, la caissière
Ça fait qu’on n’en voit que la moitié.
Et moi que déjà je l’aime tant
J’dis : « Tant mieux, qu’on cache le restant
Car, si je la voyais toute entière
Je d’viendrais fou complètement. »
Elle est belle, elle est mignonne
C’est une bien jolie personne
De dedans la rue on peut la voir
Qu’elle est assise dans son comptoir.
Elle a toujours le sourire
On dirait une femme en cire
Avec que son chignon qu’est toujours bien coiffé
C’est la caissière du Grand Café.

 


La jeune bretonne ( François)

En l’année mille neuf cent, Morgane fête ses vingt ans.
Elle a quitté sa campagne pour vivre à Paris
Emmenant avec elle sa jeune et belle enfant
Que, par tradition, elle prénomma Marie.
Mère célibataire, elle a fui la province
Avec le fol espoir de rencontrer un prince.

Aux halles, elle loue un petit appartement
Où elle imagine recevoir quelques amants.
Elle sait qu’elle devra élever seule sa fille
Mais prévoit, pour elle, le bonheur dans cette ville.

Après ses déboires, il lui faut tourner la page.
Elle est forte et ne manque pas de courage.
Son premier but est de trouver un bon travail,
S’il le faut, chez des bourgeois, faire du ménage.
Elle veut et doit y parvenir, vaille que vaille.

Ici les jeunes bretonnes sont très recherchées
Même lorsqu’elles ont commis un grave péché.
Elle ne doute pas de ses nombreuses capacités
Et d’ailleurs, rapidement, elle est embauchée
Comme serveuse dans un bar de l’île de la Cité.

C’est le Grand Café où vient la bonne société.
S’y mélangent les odeurs d’absinthe et de thé
Bu goulûment par les riches hommes et femmes
Venus, tout en se promenant, voir Notre-Dame.
Tard, des banquiers en queue de pie et haut de forme,
De fringants militaires en grand uniforme,
Des mondaines parées de leurs plus beaux atours
Viennent s’enivrer du soir jusqu’au lever du jour.
Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est de bon ton
D’arborer le dernier modèle « De Dion Bouton ».

Pour Morgane et sa fille, la vie n’est pas bien rose
Et la jeune femme aspire vite à autre chose.
Elle est lasse de passer ses journées à laver
Essorer, rincer, ranger, ou pire lessiver.

Parfois, en servant les clients, elle chantonne
Des airs de son pays que tout le monde entonne.
Petit à petit, elle quitte le comptoir en bois
Et, au milieu de la salle, fait entendre sa voix.

L’ambiance change et les habitués sont intrigués
Par cette belle femme effacée devenue si gaie.
Celle qu’on ne regardait pas, la pauvre soubrette
Est devenue, par ses chants et danses, une vedette.
Après l’école, Marie retrouve sa chère Maman
Et danse pour elle, parée de ses modestes vêtements.

Le bouche à oreille a rapidement fonctionné
Et tout Paris vient montrer le bout de son nez.
Dès lors, le Grand Café ne désemplit pas,
On se presse, on attend, on fait les cent pas.
Les parisiens boivent, hurlent, chantent et rigolent
Puis tous se taisent d’un coup quand apparait l’idole.

Ce dimanche, la chanteuse en fin de récital
Aperçoit un jeune homme au fond de la salle
Qui lui adresse un sourire et d’un geste aimable
L’invite à le rejoindre dîner à sa table.
Dans la pénombre, elle distingue Marie près de lui.
Alors que la brasserie se vide dans la nuit,
Morgane, étonnée et heureuse, les rejoint.
Elle sent que ce garçon va changer leur destin.

 


Le grand café (Laetitia)

 

Nous sommes le 1er Décembre à Paris, Boulevard des Capucines.

Comme tous les samedis matin, je prends mon petit déjeuner au restaurant «Le Grand Café », mon regard flâne sur les vitraux et les murs de ce café mythique inauguré en 1875.

Mon serveur habituel, Georges, vient me saluer en m’apportant mon petit déjeuner rituel, un café allongé et un croissant.

L’odeur familière de ce café vient me chatouiller les narines, oh…quel délice après une dure semaine de travail.

Avec Georges, nous échangeons quelques mots sur les gilets jaunes, la contestation, la colère contre l’exécutif…

Le Grand Café est calme aujourd’hui, les clients ont déserté après « l’appel à monter sur Paris ».

Tout à coup, une explosion puis une fumée noire et pendant quelques minutes une nuée de casseurs portant des gilets jaunes et des masques arrivent en courant, en criant, en jetant des projectiles, des cocktails Molotov dans les voitures qui prennent feu et explosent.

Finalement, ils fuient en laissant une rue traumatisée.

C’est dans ce décor de chaos que les vrais gilets jaunes affluent pour défiler devant nous.

De la fumée épaisse et nauséabonde recouvre la chaussée et, sous nos regards surpris, une jeune femme se lance dans une chorégraphie avec pour seul musique le bruit des sirènes…

Une scène irréelle…

Intrigué, je sors et me rapproche, qui est-elle ?

Elle se nomme NadiaVadori Gauthier, c’est une danseuse surnommée : «la danseuse poétique».

Comme d’autres personnes, je lui emboîte le pas et me retrouve hébété deux heures après, (comme un enfant ayant suivi le Joueur de flûte de Hamelin), sur l’avenue des Champs-Elysées.

C’est le gaz lacrymogène qui me fait prendre conscience que la manifestation a changé. Sous les pavés, je cours au milieu d’un capharnaüm digne d’une guerre urbaine.

Drôle de journée… Les sirènes, les gyrophares, la foule et les forces de l’ordre s’éloignent, je rentre retrouver mon petit appartement.

Dimanche de bon matin, après une nuit agitée, je reviens voir Georges au Grand Café, il n’y a pas trop de dégâts, juste les vitres qui sont noircies. Tout le personnel s’est retroussé les manches pour redonner vie au restaurant, les discussions sont animées.

Je regarde Georges lessiver les vitres, je prends une éponge et nous commençons notre conversation.

 


Hep, Taxi ! (Monique)

 

Le message disait : « j’arborerai un œillet rouge à la boutonnière». Cela lui avait semblé un peu désuet, d’une autre époque.

Quel âge peut-il donc avoir ? A quoi ressemble-t-il ? Excitée, Elle se prépare pour un premier rendez-vous. Elle choisit avec soin sa tenue : robe ou pantalon ? Robe ! Sobre, décolletée mais pas trop, d’une longueur raisonnable et de couleur chatoyante. Devant le miroir, la coiffure reste classique et la touche de maquillage se fait légère. Un dernier regard à la grande psyché de l’entrée, et Elle quitte son appartement, pimpante.

Depuis quelques mois, Elle correspond avec cet homme, celui avec qui elle a rendez-vous. Ils se sont découverts, au fil des lignes, de nombreux points communs : l’amour de la nature, des voyages, le goût des rencontres, … Ils sont restés tous deux très réservés quant à leur vie privée. Elle sait cependant qu’il est divorcé et que ses deux filles habitent l’une en province, l’autre en Nouvelle Zélande.

La voilà arrivée devant « le grand Café » avec dix minutes d’avance. Elle entre. Intriguée, Elle observe, dévisage. Pas d’œillet rouge à l’horizon !!!  Elle choisit une table un peu à l’écart, un endroit qui permet de voir sans être vu … Elle admire la verrière finement ouvragée, apprécie le travail des artistes peintres, trouve l’endroit chic et confortable.

Le voilà, le revers de la veste fleuri. Il hésite, fait quelques pas, hésite à nouveau, embrasse du regard l’assistance, et la reconnait, sans l’avoir jamais vue … C’est un homme de belle stature, à la voix grave et à l’œil pétillant qui lui plait immédiatement.  Le repas se révèle être délicieux, les vins suaves, et la conversation badine. Les aiguilles de la grande horloge tournent, impassibles, désinvoltes. Alors que les derniers clients s’éloignent, il règle discrètement l’addition. Quelle élégance !

Dehors, ils se font surprendre par la première pluie de la saison. Sur le trottoir lessivé, leurs pieds flicflaquent, leurs bras enlacent, leurs bouches embrassent. Ils hèlent un taxi noctambule, et …. la suite est trop confidentielle pour être contée ici.

 


Le Grand Café (Martine)

 

– Bizarre ! Deux jours que c’est fermé, se dit Ambroise devant Le Grand Café. Il faut que j’en parle à Toussaint !

En faisant demi-tour, il aperçoit son ami qui surgit au coin de la rue.

– Bonjour Toussaint. Sais-tu pourquoi le Grand Café est fermé depuis deux jours ? Même pas un mot sur la porte. T’es au courant ?

Non ! Toussaint n’est pas au courant. Pourtant, en qualité de maire du village il aurait dû être le premier informé. Intrigué, il se rend sur place et remarque qu’Ambroise a dit vrai.

L’établissement est claquemuré derrière ses volets bleus et son rideau de fer. Aucun mot sur la porte !

Perdu dans ses pensées, il n’entend pas une camionnette se garer derrière lui. Soudain, une voix l’interpelle :

– Vous êtes le propriétaire.

– Je suis le maire du village.

– Savez-vous où je pourrai trouver les clés pour entrer à l’intérieur ?

– Pourquoi ? interroge Toussaint

– Pour lessiver le rez-de-chaussée pardi ! Ne me dites pas que vous l’ignorez ? Vous savez que l’établissement a été déclaré en faillite !

Eh bien non ! Toussaint en reste bouche bée. Cela explique pourquoi le gérant se soit subitement volatilisé ! Ah le lascar ! Il a préféré fuir plutôt qu’affronter la réalité…

Reprenant peu à peu ses esprits, Toussaint se hâte vers la mairie. Arrivé dans son bureau, il attrape son téléphone et convoque tous les membres de son conseil municipal pour une séance extraordinaire. Après la boulangerie, la boucherie et la poste, pas question que le Grand Café disparaisse ! Il a une idée. Il va proposer une subvention exceptionnelle pour sauver cet emblème du village avec l’aide de bénévoles.

Six mois plus tard, c’est un Grand Café rajeuni qui accueille chaleureusement  sa clientèle sur sa terrasse ombragée. Derrière le comptoir rutilant, Toussaint est heureux. Il regarde Ambroise prendre une commande alors qu’un peu plus loin François s’empresse de servir un met odorant à la table numéro quatre !

Ah ! Qu’elle est belle l’amitié autour du Grand Café !

 


Au « Grand Café » (Paulette Poujaud)

Par ce bel été, assise à la terrasse du Grand Café, je rêvasse tout en regardant les passants.

Soudain je suis intriguée par des cris lointains. Peu après, une jeune fille échevelée fait irruption et court entre les tables, l’air affolée. Elle demande au serveur de l’installer à l’intérieur.

– Mais Mademoiselle, lui dit-il, ne seriez- vous pas mieux  dehors pour profiter du beau temps ?

– Je vous en prie, je préfère être dans la salle !

Satisfaction lui est donc donnée.

Heureusement, car peu de temps après, un jeune homme, la chevelure hirsute, à bout de souffle, paraissant lessivé par une course effrénée, nous demande si nous avons vu passer une jeune fille élégante et jolie, qui courait.

Devant notre réponse unanime et négative, le poursuivant renonce et quitte l’établissement.

Pendant ce temps, le serveur installe la demoiselle dans le coin le plus sombre de la salle.

– Ainsi personne ne vous verra.

Après de longues minutes, la fille revient cependant sur la terrasse pour profiter de l’air et du soleil.

C’est à ce moment précis qu’elle aperçoit son poursuivant, resté à proximité des lieux.

Sous le coup de l’émotion, elle s’écroule, tremblante, sous nos yeux.

Le serveur, prévenu, s’empresse auprès de la jeune femme pour tenter de la ranimer, tandis que le patron appelle les secours, fort contrarié par cet événement qui risque de nuire à la réputation de son établissement.

Il interpelle alors vivement le responsable de ce psycho drame :

– Dites-donc mon garçon, qu’avez-vous fait à cette jeune fille pour lui inspirer une pareille terreur ?

– Moi ? Rien du tout ! Je suis amoureux d’elle depuis des années et maman m’a toujours dit qu’avec les filles, il fallait savoir patienter et insister longtemps, longtemps…


Il était une fois, un grand café  (P.)

 

Le grand café avait d’abord été grand dans sa tête. Non que Sandra le voyait comme un petit Versailles. Non…elle y avait mis son grand espoir.

 

Le café avait quelque chose de chaleureux qui attirait depuis la rue.

Elle n’y servait aucun alcool : c’était sa promesse après que son mari ait été englouti par cette saleté,  dans un cancer fulgurant. C’était un lieu sans télévision, juste un juke-box, seul luxe, seule folie à laquelle elle avait cédé.

Au fil du temps, Sandra en avait fait un romantique dont les banquettes de skaï rouge un peu défoncées auraient pu témoigner des amours naissants. Il était généreux car il savait  fermer les yeux sur la couleur du passeport, quand il y en avait, ou sur les pièces venant d’un pays inconnu. Il ne faisait pas son mondain et acceptait les traces de boue des bottes de chantier. Parfois il s’était fait guide quand des touristes avaient poussé la porte, trempés jusqu’aux os. De bon matin, c’était le refuge des parents abandonnés par leurs enfants et qui inventaient l’école idéale… Le grand témoin de tout cela se prénommait, Paul. C’était l’intellectuel du quartier, dont la vie intriguait les habitués ;  on ne savait pas trop ce qu’il griffonnait dans son carnet qu’il ne quittait pas. Le matin, il s’installait tout près du comptoir pour se remplir de ses brèves. L’après-midi, quand Paul revenait, il s’asseyait face à la rue, pour assister au bal quotidien de la vie. Il était le premier à apercevoir Lila, la fille de Sandra, revenir du lycée. Un ange.

 

C’était d’ailleurs le moment préféré de Sandra. Son café devenait le palais de sa princesse aux murs maintes fois lessivés. Grâce à son petit pécule, elle allait d’ailleurs confier en 2019, à son ami, Christophe, artisan-peintre, le soin d’une cure de jouvence.

Mais un week-end de décembre 2018, on retrouva Sandra près de sa caisse, derrière le comptoir. Le café avait été réduit en miettes pour quelques secondes de gloire sur les réseaux sociaux. Sociaux !!! Il y eut bien quelques âmes en peine, quantité négligeable et une orpheline à jamais brisée.  Aucune larme n’eut le pouvoir d’effacer le sang à jamais enfoui dans ce béton fracassé.

Le même week-end, tard, le fils de Christophe, l’artisan-peintre, s’était faufilé jusqu’à sa chambre avec sa tenue sombre, lessivé de sa journée de folie, les yeux explosés d’une haine dont il ignorait même la source. Déjà Facebook alléché par l’odeur du sang, intriguait pour en remettre encore plein la vue, le week-end suivant. Demain, ou un jour, Christophe allait comprendre mais il serait peut-être trop tard.

Le  grand café n’avait de grand que le cœur de Sandra, ce petit bout de femme.

 


Pressentiment (Caroline)

Deux heures du matin … Je ne dors pas …
Impossible de retrouver le sommeil qui m’a fui.
Habitée d’un sentiment étrange je déambule dans l’appartement …
Passant devant une fenêtre quelque chose m’intrigue …
J’ai vue sur l’immeuble d’en face.
Dans l’appartement situé au-dessus du  » Grand Café  » ( un établissement fréquenté par une clientèle nombreuse et hétéroclite), une fenêtre faiblement éclairée, laisse entrevoir une silhouette qui s’agite, qui va et vient, comme si elle lessivait un sol souillé …..
C’est étrange … Le ménage à cette heure de la nuit !…
J’observe … C’est un homme apparemment vu sa corpulence !
Il inspecte les recoins de la pièce avec minutie puis éteint la faible lumière qui replonge la pièce dans l’obscurité.
Je me recouche en espérant me rendormir vite … Mais n’y parviens que vers huit heures, juste avant que mon radio réveil ne se mette en route !
Les infos … Le cadavre d’une jeune femme a été retrouvé dans un local à poubelles rue … Mais C’EST ma rue !!
J’ai été  »presque » témoin d’une chose épouvantable ! Quelle horreur …
Je pense que ma prochaine nuit sera encore moins sereine et plus agitée que la précédente, même si je ferme mes rideaux ! …



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